Le Syndrome de KiSS

Traitement des enfants dits “KiSS Kinder”

Le syndrome de KiSS touche les nouveau-nés. KiSS est l’abréviation de : Kopfgelenk Induziert Symetrie Störungen qui peut se traduire par « Troubles de symétrie induits des vertèbres cervicales”

Un syndrome méconnu en France qui laisse de nombreux parents seuls face aux troubles de leur enfant.

Le syndrome de KiSS touche les nouveau-nés.
 KiSS est l’abréviation de : Kopfgelenk Induziert Symetrie Störungen qui peut se traduire par “Troubles de symétrie induits des vertèbres cervicales”
Les “KiSS Kinder” sont des enfants qui montrent des perturbations de la symétrie, induites par les articulations de la jonction crânio-cervicale. (Attitude en inclinaison et hyperextention fixée). Ce sont des enfants chez lesquels on peut retrouver des problèmes d’ordre nerveux et/ou digestif.

De nos jours, ce syndrome est peu connu des praticiens de santé, confondu à tort avec le torticolis congénital, la plagiocéphalie ou le bassin congénital asymétrique.
 L’existence d’une définition précise des pathologies ci-dessus énoncées permettrait dans un premier temps de mettre en relief la particularité du syndrôme de KiSS.

C’est au cours de la prise en charge ostéopathique d’un cas clinique que nous avons découvert ce syndrome.

Une enquête épidémiologique faite auprès de médecins, sages-femmes, kinésithérapeutes et ostéopathes français, nous révèle que ce cas n’est pas orphelin.
 Toutefois, la mauvaise connaissance de son diagnostic rend sa prise en charge aléatoire.

Une évidence apparaît dans cette étude : la précocité de l’intervention est absolument essentielle pour le traitement du syndrome de KiSS.

Dr H. BIEDERMANN

Docteur en chiropratique et chirurgien à Cologne. Il était médecin-chef à la clinique chirurgicale de l’Université de Witten / Herdecke. En 1988, il ouvre un cabinet d’orthopédie conservatrice. Membre fondateur et professeur de EWMM (groupe de travail européen pour la Médecine Manuelle). Il a traité en plus de 25 ans, plus de 30.000 nourrissons et enfants en médecine manuelle. Auteur de nombreux ouvrages et publications qui portent principalement sur la thérapie manuelle des enfants, il est considéré comme le découvreur du « syndrome de KiSS ».

« la nature a fait un travail parfait. Si on rétablit un corps  parfaitement en rééquilibrant ses structures, la nourriture et le repos sont seuls nécessaires pour aider la nature à faire le reste. »

Andrew-Taylor STILL

Notre expérience :

Depuis 2011, nous traitons de nombreux enfants atteints du syndrome de KiSS.

Il nous paraît important de préciser dans un premier temps les différents troubles de la posture que nous pouvons trouver chez les nourrissons, afin, par la suite de mieux expliquer le syndrome de KiSS.

Effectivement, lorsqu’un bébé présente les signes suivants :

  • tête en extension, rotation et inclinaison controlatérale,
  • extension, inclinaison en « C » de l’ensemble du rachis,
  • asymétrie du bassin,

les praticiens de santé peuvent établir différents diagnostics qui, chacun, peuvent être confirmés ou infirmés par des examens complémentaires.

Les sept diagnostics les plus probables sont les suivants :

  • Le syndrome de Klippel-Feil (SKF)
  • Le Torticolis Congénital (TC)
  • Le Torticolis Musculaire Congénital (TCM)
  • Le Syndrome de Sandifer (SS)
  • Le Bassin Congénital Asymétrique (BCA)
  • La Luxation Congénitale de Hanche (LCA)
  • Le Syndrome de KiSS (SDK)

LES PRINCIPAUX SYMPTÔMES DES KISS KINDER SONT :

Type I : (inclinaison latérale)

  • Tête en rotation et inclinaison controlatérale
  • Asymétrie du visage et du crâne
  • Fixation en inclinaison latérale du rachis
  • Asymétrie du bassin
  • Utilisation asymétrique des membres supérieurs et inférieurs
  • Retard de maturation des articulations (flexion)

Type II : Opisthotonos

  • Tête en hyper-extension fixée
  • Aplatissement de l’arrière de la tête
  • Elévation des épaules
  • Membres supérieurs en flexion/abduction (position de l’avion)
  • Décubitus dorsal difficile
  • Faiblesse de la bouche (salivation)
  • Dysfonctions unilatérales
  • Extrémité des membres froide et moite.

PRISE EN CHARGE DU SYNDROME DE KiSS

Mise en place du questionnaire pour les parents

La première étape de la prise en charge consiste à faire remplir par les parents un questionnaire.

Ce questionnaire nous aide à :

  • Concevoir l’étude et le traitement de l’enfant aussi précisément que possible.
  • Répertorier les similitudes entre les différents cas rencontrés.

Vous trouverez ce questionnaire dans la rubrique « Rencontrons-nous » de ce site.

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Radiographie du rachis cervical et du bassin.

Ces radios ne permettent pas le diagnostic du syndrome de KiSS, mais elles ont une visée de diagnostic différentiel.

L’exclusion de toute autre pathologie pouvant contre-indiquer la manipulation est fondamentale avant la prise en charge ostéopathique.

Trois séances de traitement

Pour le traitement, trois séances rapprochées à un mois d’intervalle sont nécessaires.

La première séance consiste à :

  • Prendre connaissance du cas de l’enfant,
  • Diagnostiquer le syndrome de KiSS,
  • Effectuer, si nécessaire,  la manipulation de C0/C1 

(Avec certificat médical selon le Décret n°2007-435 du 25 mars 2007 [4] relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie),
  • Commencer le travail crânio-sacré à 4 mains (2 ostéopathes).

Les deux autres séances permettent de :

  • Vérifier l’efficacité et le maintien dans le temps du traitement initial,
  • Continuer le traitement des adaptations posturales de l’enfant.

Le suivi du patient peut être variable en fonction du cas.

Il est navrant de constater que l’histoire de ces enfants est toujours similaire. La détresse des parents est grande, face à une réponse des professionnels de santé quasi inexistante.

Pour vous éclairer, un peu de médecine

Le syndrome de Klippel-Feil (SKF) est caractérisé par un défaut de segmentation des somites cervicaux, résultant en une fusion congénitale des vertèbres cervicales, visible radiologiquement. La prévalence est estimée à 1 sur 50 000. Il est souvent associé à la triade clinique classique incluant une implantation postérieure basse des cheveux, un cou court, et une amplitude limitée des mouvements du cou.

Le Torticolis Congénital (TC) est définie par une attitude de la tête qui dès la naissance s’incline latéralement dans une direction, alors que le menton est tourné du côté opposé. Ce trouble est toujours associé à d’autres affections médicales telles que des malformations osseuses et/ou désordres neurologiques [6]

Le Torticolis Musculaire Congénital (TCM) se différencie du Torticolis Congénital par une apparition progressive des symptômes dans les premières semaines de vie dont la caractéristique clinique est la présence d’une tuméfaction (olive) persistante dans le muscle Sterno-Cleido-Occipito-Mastoïdien (SCOM) et l’absence d’affection médicale associée.

Le syndrome de Sandifer (SS) est défini comme un trouble du mouvement de type dystonie* paroxystique survenant en association avec un reflux gastro-oesophagien, et/ou la présence d’une hernie hiatale.

*trouble du tonus musculaire caractérisé par des contractions musculaires involontaires responsables d’attitudes anormales.

Le bassin congénital asymétrique (BCA) est décrit par Seringe, Bonnet et Langlais, dans l’article Le bassin asymétrique congénital : étude clinique, radiologique et évolution [11] comme l’équivalent au niveau du bassin d’un torticolis au niveau du cou. C’est à dire que l’enfant présente une asymétrie de posture des membres inférieurs. L’un des membres inférieurs ne peut être rapproché de la ligne médiane. On retrouve une rétraction musculaire des abducteurs de hanche homolatérale à la jambe, une rétraction des adducteurs de hanche controlatérale à celle-ci.

L’échographie permet de le différencier de la luxation congénitale de hanche.

La luxation congénitale de la hanche (LCH) est connue depuis l’Antiquité. C’était une affection courante inégalement répandue dans la population mondiale. Elle touche plus fréquemment la population féminine, certaines conditions de la vie anté et post-natale favorisent la mise en place d’une LCH.

Il est courant de dire que les LCH sont plus fréquentes dans les régions de Bretagne, de la Creuse, et de l’Est.

Les signes cliniques de suspicion d’une luxation congénitale de hanche sont identiques à ceux du bassin congénital asymétrique mais associés souvent à un craquement au niveau de la hanche. L’échographie permet de la différencier du bassin congénital asymétrique.

Si on résume ces symptomatologies, il en résulte que les troubles de la posture chez les nourrissons peuvent avoir pour origines :

  • Une malformation articulaire,
  • Une hypertonie musculaire,
  • Une atteinte neurologique,
  • Une origine digestive,

Cependant jamais il n’est évoqué que l’enfant peut tout simplement avoir une dysfonction de la mobilité articulaire d’un étage vertébral.

C’est pourtant possible et c’est ce que nous appelons le syndrome de KiSS.

Effectivement, le syndrome de KiSS est un blocage de la jonction crânio-cervicale, c’est à dire de la première articulation entre la base du crâne et la première vertèbre cervicale.

Cette dysfonction articulaire a pour conséquence, une adaptation posturale de l’ensemble du corps.

Dans le respect du concept ostéopathique, Sutherland utilisait la métaphore suivante en faisant allusion à un dicton anglo-saxon:  » As the twig is bent, so is the tree inclined ” que l’on pourrait traduire par :  » Comme la jeune pousse est courbée, l’arbre se penche ” [2]. On comprend alors l’intérêt d’une prise en charge ostéopathique précoce de ces enfants.

Arbre décisionnel des différents diagnostics différentiels.

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Photo d’un enfant atteint de ce syndrome et radiologie associée


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Photo de l’olive du muscle SCOM et schéma explicatif.

 

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Subluxation CO/C1, hypothèse explicative des mécanismes adaptatifs du syndrome de KiSS

Dans ce cas, la tête est en rotation droite et inclinaison gauche.
 Les ligaments et les muscles de la région sous-occipitale sont soumis à un stress, ce qui engendre un spasme musculaire.

La jonction crânio-cervicale est impactée.

Lorsque le crâne est en dysfonction, le centre de gravité est modifié. Il y aura des effets négatifs sur les structures neurologiques et vasculaires de la base du crâne et du cou. En particulier les structures à proximité de la musculature seront sous contrainte.

Les artères vertébrales et les 1ers nerfs cervicaux font saillie à la partie postérieure du ligament occipito-atlantoidien. Il est fort probable que ce ligament et d’autres soient à l’origine d’une irritation du systhème neuro-musculaire lors du syndrome de KiSS.

De même, sont impliqués dans cette situation, les ligaments sous-occipitaux, les muscles érecteurs du rachis, petits et grands obliques, sternocléidomastoïdiens, élévateurs de la scapula, trapèzes, scalènes (en particulier les scalènes antérieurs).

De part l’inclinaison du crâne, et les tensions des muscles du rachis cervical, le bassin va se positionner sur un côté pour compenser le déséquilibre du corps.

Le bassin en tractant sur un côté de la colonne vertébrale va incliner cette dernière, engendrant une contraction des muscles du dos d’un côté, et créant l’opisthotonos.

La fausse subluxation de hanche peut en être le résultat.

La technique corrective du syndrome de KiSS entraîne une normalisation de la subluxation de C0/C1. Ce qui harmonise également les phénomènes adaptatifs vus ci-dessus.

Le processus de réharmonisation, après la correction de la subluxation C0/C1, doit inclure la réharmonisation de tous les fascias.

Radio transbuccal

Radio typique transbuccale d’un syndrome de KiSS

L’intérêt du traitement Ostéopathique à quatre mains

Pierre TRICOT dans son article « L’ostéopathie au service de l’enfant handicapé » rédigé pour l’information des nouveaux parents à l’association EHEO13 des Mureaux, nous explique l’intérêt du traitement à plusieurs praticiens de la façon suivante [15]:

“Le traitement à plusieurs praticiens est d’un grand intérêt, parce que chaque partie du corps est une voie de communication avec l’extérieur (ne serait-ce que par la peau) Ainsi, chaque partie du corps est une voie d’entrée potentielle au traitement ostéopathique. Et comme toutes les parties communiquent les unes avec les autres, un changement obtenu dans une zone du corps entraîne des modifications dans tout l’organisme.

Traiter à plusieurs praticiens permet donc non seulement de détecter des anomalies dans la vie tissulaire dans plusieurs parties du corps, mais encore de les libérer simultanément. Ce type de travail permet également de percevoir les changements survenant dans différentes parties de l’organisme du patient lorsqu’une zone à problème se libère. On peut ainsi aider le corps à adapter le changement.

Pour toutes ces raisons, le traitement à plusieurs praticiens permet d’aller beaucoup plus loin et souvent beaucoup plus vite dans le travail de libération et d’adaptation profondes. Cela est particulièrement important pour les patients ayant de gros problèmes tissulaires, ce qui est le cas des enfants handicapés.”

L’enquête épidémiologique auprès des professionnels de santé :

Avant toute chose, au début de nos investigations, il nous a paru important de chercher à savoir si le syndrome de KiSS est une symptomatologie réellement isolée, ou si ce dernier est régulièrement rencontré dans les cabinets.
 Pour cela nous avons entrepris en 2011 une enquête épidémiologique auprès des différents praticiens de santé susceptibles d’être en présence de ce type de cas. A savoir : les Sages-Femmes, les Médecins (Gynécologue-Obstétricien, Pédiatre, Généraliste), les Ostéopathes
 et les Kinésithérapeutes. Ce qui représente en France 198 913 professionnels susceptibles d’être confrontés au syndrome de KiSS.

Ainsi, plus de 2800 mails (parmi un échantillon aléatoire des professionnels de santé) ont été envoyés dans la période du 28 septembre 2011 au 28 octobre 2011.

Cette enquête visait à avoir une meilleure connaissance d’un évènement de santé dans une population, mais aussi à évaluer la prise en charge de cet évènement.

Temoignage d'une maman

Notre enfant a aujourd’hui 2 ans et a eu le syndrome de KiSS.

Parents jeunes nous ne nous sommes pas affolés assez tôt par manque d’orientation et d’information des médecins. Et pourtant ce n’était pas faute de signaler qu’il y avait un problème.

L’accouchement provoqué fut très difficile et long. (souffrance fœtale, septicémie, mal position inta-utérine), Une césarienne aurait été de rigueur.

Vers les 18 mois, ma fille a commencé a me dire “maman bobo dos » ça a vraiment été l’élément déclencheur.

Elle a commencé à marcher à 13 mois et malgré tout continuait de tomber régulièrement. Elle marchait toujours les bras collés coudes au corps et inclinée vers l’arrière, elle tâtait le sol avant le moindre pas pour ne pas tomber, et avait des troubles de l’équilibre et des maux de tête qu’elle a commencé a me signaler vers 20 mois.

Elle poussait des cris la nuit pendant son sommeil à chaque changement de position, et pour tous les trajets dans le siège auto.

Concernant son alimentation, c’était un enfer, aucun morceau ne passait. Elle devenait toute rouge et vomissait.

Toute tentative de traitement, allopathique, kinésithérapique ou ostéopathique, fut inefficace.

On nous a annoncé que notre enfant était hyperactive (elle ne tenait pas assise, n’arrivait pas à se concentrer sur quelque chose), j’ai compris après que ce n’était pas de l’hypéractivité mais le reflet de ses douleurs et de son inconfort qu’elle cherchait désespérément minimiser.

Après la constatation de tous ces problèmes, et n’obtenant pas de réponse malgré les alertes que j’ai pu donner au pédiatre, à la kinésithérapeute et à l’ostéopathe qui suivait notre fille depuis sa naissance, j’ai décidé de regarder sur internet et suis tombée sur le mémoire réalisé par Soizic Carron de la Carrière.  Je lui ai envoyé un message auquel elle a immédiatement répondu.

Enfin : nous sommes tombés sur les bonnes personnes. Soizic et le Docteur Larcher. Nous sommes montés avec mon mari à Paris malgré beaucoup d’interrogations. Je ne regrette rien maintenant et si c’était à refaire j’irai en courant.

Aujourd’hui, notre fille ne chute plus, ne pleure plus, ne se plaint plus de douleurs, n’a plus de problèmes digestifs. Elle est maintenant sociable. C’est un changement radical.

Je trouve regrettable, que ce syndrome soit aussi méconnu, et nous laisse, nous, parents dans une grande angoisse. J’espère que les travaux de Soizic et du Docteur Larcher permettront de mieux le faire connaitre et qu’ainsi les enfants concernés et jusqu’à présent mal orrientés pourrons vite être pris en charge.

Photographies du traitement

L’enquête nous a permis de révéler que :

Seulement 10% des personnes intérrogées ont déjà entendu parler du syndrome de KiSS. Parmi elles : 
55 % d’ostéopathes exclusifs ou non, 35 % de sages-femmes
 10 % de kinésithérapeutes. Ce sont les ostéopathes qui ont le plus entendu parler du syndrome de KiSS. La majorité d’entre eux en a pris connaissance suite à des recherches personnelles ou lors de formations post-graduées.

Cependant 28 % des personnes interrogées nous ont dit avoir déjà été confrontées à ce type de cas, 16 % plus de cinq fois.

Même si rien ne permet d’affirmer à 100% que les cas cités ci-dessus sont effectivement des syndromes de KiSS et non pas des torticolis congénitaux, des BCA, des syndromes de Sandifer ou autre.

Ces chiffres nous permettent de constater que le syndrome de KiSS est rare mais pas orphelin.

De même, l’augmentation constante des appels à notre cabinet, de parents d’enfants souffrant de syndrome de KiSS, nous conforte dans l’idée que ces enfants nécessitent une mise en place urgente d’un protocole de prise en charge en France.

En conséquence, aujourd’hui en France quelle peut-être la prise en charge pour ce type de patient ?

L’enquête nous révèle que trois possibilités indépendantes et/ou complémentaires répondent à cette question.

L’ostéopathie, la kinésithérapie et l’orthopédie.

Il est également révélateur de constater que l’ostéopathie représente la réponse thérapeutique plébiscitée. 100% des sages-femmes orientent ces enfants vers l’ostéopathe.

Hypothèse étiologique du syndrome de KiSS

L’étude de plus de 300 enfants traités aujourd’hui par nos soins, nous révèle des corrélations en ce qui concerne les grossesses et les accouchements des mères.

Dans 95 % on retrouve des facteurs de stress durant la grossesse.

La conséquence en serait une augmentation de la tension intra-utérine, entraînant une pression sur l’enfant et donc une perte de mobilité in-utero de ce dernier.

De plus nous avons constaté que pour ces enfants, l’accouchement a toujours été soit très rapide, soit très long.

Or comme nous le savons, au cours de sa naissance le bébé exécute une spirale dans le bassin maternel. Le plus fréquemment, c’est au cours de ces rotations, ou de l’expulsion, lors de son passage sous la symphyse pubienne, qu’il a pu subir des contraintes, à l’origine d’une différence de qualité de rotation des cervicales.

Ainsi, on peut penser que la rapidité ou la longueur d’un accouchement peut influencer sur les tensions  de la jonction crânio-cervicale.

Ces étiologies restent cependant des hypothèses, nous n’avons aujourd’hui pas assez de recul.

Les résultats

Les premiers résultats de cette étude sont plutôt encourageants. L’ostéopathie semble permettre une amélioration significative des différents troubles (posturaux, crâniens, viscéraux …) dont sont atteints les enfants ayant un syndrome de KiSS. Nous espérons que les suites de ce travail le confirmeront et pourront ouvrir la voie à une étude randomisée.

Parmi les dispositifs réglementaires, il est nécessaire de tenir compte de l’actuelle loi en vigueur (Décret n°2007-435 du 25 mars 2007 [4] relative aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie).

Dans un premier temps, dans l’attente d’une évolution sur l’exercice de la profession d’ostéopathe, nous ne voyons pas d’autre solution que d’insister auprès des médecins traitants pour qu’ils accordent un certificat de non-contre-indication.

Pour les syndromes évoqués dans cette étude, on retiendra que la rapidité d’intervention est absolument essentielle.

Viola Frymann D.O., citait dans l’article «the trauma of birth», publié par Osteopathic annals, en mai 1976, et traduit de l’américain par Pierre Tricot DO.

« Les entorses du système musculo-squelettique chez le nouveau-né, au moment de la délivrance, peuvent entraîner des problèmes durant toute la vie. Diagnostiquer et traiter ces troubles dans la période post-natale est un des aspects les plus importants de la médecine préventive ».

Ce concept est encore plus vrai dans le syndrome de KiSS.

Législation

Cette étude ayant pour objet le traitement d’enfants de moins de 6 mois, il est important de rappeler la législation actuelle sur le traitement ostéopathique de ces derniers.

Selon le Décret n°2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie, il est stipulé dans le Chapitre 1er : Actes autorisés, Article 3, Alinéa II que :

Après un diagnostic établi par un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie, le praticien justifiant d’un titre d’ostéopathe est habilité à effectuer les actes suivants :

1° Manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois ;

2° Manipulations du rachis cervical.

Dans le cadre des prises en charge ostéopathique, citées dans cette étude, le Docteur Serge LARCHER a systématiquement préalablement établi un certificat de non contre-indication médicale à l’ostéopathie afin d’être en adéquation avec la législation en vigueur.

 

À cette fin, il nous paraît primordial de faire en sorte que les différents syndromes évoqués soient mieux connus aussi bien par le monde médical que par les ostéopathes.

Ainsi, une sensibilisation des professionnels de santé permettrait une reconnaissance précoce de ces enfants, et une orientation thérapeutique plus adaptée.

Aujourd’hui ayant eu l’occasion de traiter plus de 300 enfants, nous sommes alarmés par la prise en charge thérapeutique quasi inexistante, et par la multitude d’intervenants (médecins, kinésithérapeutes, ostéopathes) n’ayant pas de réponse.

La détresse des parents de ces enfants est considérable, la perte de confiance envers les thérapeutes est désolante.

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Le Syndrome de KiSS & traitement des enfants dits “KiSS Kinder”

BIBLIOGRAPHIE

[1] Roselyne Lalause-Pol, Le Crane Du Nouveau-Né, Sauramps, 02/2009 (2ème Édition)

[2] Sutherland, William Garner. Contributions of Thaught, Rudra Press, Portland, 1971-1998

[3] Heiner Biedermann, Kiss-Kinder, Thienne, Stuttgart 2001

[4] Legifrance, Décret n°2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie, http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006055745&dateText e=20110926#LEGISCTA000006105558, consulté le 26/09/2011

[8] Harold Ives Magoun Et William Garner Sutherland, Ostéopathie Dans Le Champ Crânien Édition Originale, Sully, 11/2004

[15] Tricot, “L’ostéopathie au service de l’enfant handicapé”, http://www.eheo.org/L- osteopathie.html, consulté le 12/10/2011

Photographie avant/après traitement

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Peut-être trouverez vous la réponse à votre question dans notre Foire aux questions

Soizic CARRON de la CARRIÈRE Ostéopathe D.O MROF & Docteur Serge LARCHER  Médecin – Ostéopathe – Maison Médicale des Vergers Centre Commercial des Vergers95350 Saint Brice sous Forêt – 01 34 19 03 58 – 06 36 92 84 78 – www.syndromedekiss.com – Paris, Septembre 2016.